Comme un vrai journal

Publié le 20 Avril 2015

Système nietzschéen

 

Vaguant à une inoccupation, j'écoutais, en podcast, une émission du sémillant Enthoven qu'il tient sur France culture. Celle-ci était consacrée à Nietzsche, et j'aime le style du jeune Raphael, car même s'il est ampoulé et théâtral jusqu'à la caricature, cette caricature est bien faite, ses traits sont bien dessinés, en somme : il existe. Cela rebondit ; ça résonne. Bref, tandis que je profitais de ses approches de l'oeuvre nietzschéenne, si différentes des miennes, une pseudo-vérité me rappela ce que je m'étais promis d'écrire tantôt. Enthoven dit un poncif, au détour d'un de ses développements, « Il n'existe pas de système nietzschéen ». Poncif, oui, car depuis des années je n'entends que cela, or, bien entendu, je crois la chose complètement fausse. On dit qu'il existe des concepts nietzschéen, mais pas de système, c'est à dire une vision des choses cohérente et ordonnée, un tout renfermant une explication globale du monde et des hommes. Je pense moi qu'il existe non seulement une métaphysique totale de Nietzsche, mais qu'il existe encore mieux : une grille de lecture, presque aussi systématique que pût l'être une platonicienne, kantienne, hégélienne ou marxiste. Parce que je me trouve en face de ce qui me paraît être une contre-vérité, entendue partout et tout le temps, alors je crois que je vais me concentrer, à mes quelques heures perdues, pour écrire un petit essai sur le sujet. Je crois avoir déjà une esquisse de titre en tête.

 

Ecrire à nouveau

 

Dimanche dernier, je voulais profiter de mon après-midi à ne rien faire, car il me semblait que j'en avais besoin. Ne rien faire signifie surtout, chez moi, ne parler à personne. Mes activités, mes amours et mes amitiés, me prennent trop de baves, et j'ai souvent besoin, à la manière du sperme, de laisser au repos mon organe, comme s'il devait se remplir à nouveau. Or, c'était oublier que j'avais un rendez-vous. En bas de chez moi vers 16h se tenait TB, un intellectuel hollandais rencontré il y a quelques années, qui devait m'interviewer pour un journal de là-bas. Je descendis les marches de mon escalier la mort dans l'âme, contrit que je dusse, encore, ouvrir ma gueule. Ce dimanche là à la terrasse d'un café, nous parlâmes surtout de philosophie politique, et finalement, je m'en trouvai ravi. Cela faisait bien longtemps. Les affaires, la politique, et les gens d'aujourd'hui, ne permettent pas vraiment de parler un peu philosophie. Je dus réanimer très rapidement nombre d'idées et de concepts que j'avais enfouis en moi pour ne pas paraître bêta devant quelqu'un qui en fait profession. Cette résurrection fut complète en mon sein, et voilà que ce désir vit à nouveau. Ecrire en tentant de toucher des choses un peu plus profondes que la petite pensée journalière, écrire pour un plus petit nombre, mais pour les gens les plus précieux, voilà ce dont j'ai envie à nouveau. D'autant qu'un camarade m'a dit vendredi soir qu'un type qu'il connait, un professeur qui écrit régulièrement dans de grands journaux (le Fig par exemple), était tombé sur Le Marteau et avait, lui dit-il, « adoré ». Peu de gens l'ont lu, mais tous ceux qui s'en acquittèrent m'en firent compliment. Ça me galvanise. Ce que j'ai fait à 20 ans, je peux le faire aujourd'hui, en beaucoup mieux même. 

 

Quelle heure sera-t-il demain ?

 

Ecrire d'accord, mais quoi ? TB me demanda au moins trois ou quatre fois : exactement, qu'est ce qui ne va pas aujourd'hui ? Et je dus préciser les désordres de ce monde, ce qui, pourtant, est aujourd'hui expliqué par bien des penseurs. Finalement, la conclusion que nous eûmes tous les deux, est que nous étions bien sevrés des constats de déclins et de leurs explications. J'aime, à ce titre, discuter avec mon associé et ami qui, lui, ne pense toujours qu'à l'avenir, qu'aux portes qu'il sera possible d'ouvrir ou non. Alors, j'ai quelques idées sur un discours à propos d'un nouvel humanisme européen qu'il nous faudrait viser. J'ai déjà commencé à réfléchir là-dessus hier matin en prenant un petit déjeuner avec ma blonde qui, tandis que je fixais l'horizon comme un penseur ou comme un imbécile, lisait Christopher Lach. Ceci dit, avant de m'y mettre, je devrais écrire l'essai sur Nietzsche, car de toutes façons, une analyse poussée d'une véritable métaphysique nietzschéenne, serait comme un prélude à toutes études sur une nouvelle prophylactique européenne.

 

Attention à la politique

 

Éloigner mon regard des choses des jours pourrait me permettre de prendre un peu plus de distance avec la politique, car avec ma tribune dans Valeurs Actuelles sur la stratégie du FN, c'est par centaines que j'ai pu compter les différents coups de fil, messages, invitations à parler, encore, que ce soit à des journalistes ou à des militants. Ça me barbe profondément, d'autant que si je me concentre sur le FN tandis que j'ai cessé d'en être un pur militant, je risque de devenir comme l'un de ces connards qui, après avoir quitté le navire, passent leur temps à ne parler que de celui-ci, souvent en mal, pour se trouver toujours éternellement des justifications à leur départ. Certes, j'ai bien des choses à dire, et j'hésite encore entre fermer ma gueule et laisser faire les choses, réaliser une longue vidéo d'entretien sur le sujet ou même écrire un livre sur le Front National de Marine Le Pen. Je ne sais encore, j'hésite beaucoup. Tiens, je viens de voir à l'instant (20/04/15, à 21h), que le FN se fendait d'un nouveau tract sur l'euro, mal foutu, bien peu de choses pour convaincre tous ces millions d'électeurs qui doutent beaucoup de la solution miracle de la sortie illico presto de la monnaie unique. J'en viens à penser parfois que l'euro risque d'être à Marine ce que le détail fut à Jean-Marie. Voilà deux éléments qui furent pour eux fondateurs de leur carrière politique, mais qui n'en demeurent pas moins des erreurs, au moins, disons, de communication (en cela qu'ils sont tous les deux anxiogènes), mais sur lesquelles ni Jean-Marie ni Marine ne veulent revenir. Le premier s'accroche à la justification de sa sortie de 87 et jamais ne voulu faire machine arrière, pensant que, de toute façon, c'est lui qui avait raison. Marine, quant à elle, fait exactement la même chose, elle s'accroche et persiste dans cette idée alors même que tout interroge sur sa pertinence politique (en tous cas d'un point de vue électoral, car dans le fond, elle a sans doute raison...). Psychologiquement, cela révèle en tous cas que Marine est bien la fille de son père. En bien comme en mal.

 

En fin de compte, oui, je vais me replonger dans des idées un peu plus profondes, le temps, comme toujours, que notre impuissance passe.

 

Et tiens, une photo d'une séance faite pour un pote samedi, qui vient de lancer sa marque, "Ancrage" (que je recommande) et qui voulait que je pose pour elle.

Et tiens, une photo d'une séance faite pour un pote samedi, qui vient de lancer sa marque, "Ancrage" (que je recommande) et qui voulait que je pose pour elle.

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Courouve 19/06/2015 18:50

Nietzsche ne partageait pas votre mépris des homosexuels :

http://laconnaissanceouverteetsesennemis.blogspot.fr/2009/11/knabenliebe-petrone-dans-les-oeuvres-de.html

Tarek 30/04/2015 00:38

Eh oui que veux-tu....On se casse la tête à essayer de faire briller le pays (le major de promo à l'ENA est un Français d'origine togolaise en ce moment) , à leur ramener des coupes du monde de foot, des médailles, en athlétisme, en judo, en tennis, en basket, en handball, (etc) et voilà le résultat....

Nous apportons la touche d'excellence qui manque à ce pays. En tout cas une chose est sûre, ce n'est pas lui qui l'apporte. Il suffit de le regarder. Fatuité et superficialité écrits sur son front.

Mélia 30/04/2015 00:02

Juste une réaction , pas seulement à ce soliloque mais aux précédénts:

Vous pourriez, vous et les autres racialistes anciens du FN, nous FOUTRE LA PAIX??

Oui nous sommes noirs, parfois arabes, jaunes, (je suis les 3 fois, quelle horreur n'est-ce pas? Personnellement j'en suis assez fière, le résultat fut excellent) mais on ne l'a pas choisi, pas plus que vous n'avez choisi d'être un Ardéchois ennuyeux et au physique d'un commun tout aussi ennuyeux. Oui , vos tentatives de poses de mannequins semblent montrer que vous n'êtes pas conscient à quel point il y a beaucoup mieux que vous et que vous êtes d'un commun affligeant.

Gardez pour vous vos commentaires sur la Miss France 2014 (elle était noire, donc indigne du titre, évidemment), le métissage que vous détestez, votre rejet des Français d'origine étrangère, votre théorie du grand remplacement qui nous fait passer pour des criminels alors que nous sommes comme vous, malgré tout ce qui nous oppose: nous n'avons pas choisi de naître où nous sommes nés, en l'occurence en France.

Contrôlez l'immigration en France tant que vous voulez parce qu'un pays ne peut évidemment accueillir le monde entier: mais la manière dont vous reportez votre haine aveugle sur tous les Français non blancs a fini de consumer notre patience. LAISSEZ-NOUS TRANQUILLES !

GUY DPS 21/04/2015 09:29

perso. je pense qu'il vaut mieux fermer sa gueule car ça ne changera pas les choses malheureusement ....et puis ne pas parler aux cons car ça les instruit .salut à toi, camarade .

serge 21/04/2015 00:25

salut , Pourquoi n'avez vous pas été reconduit à votre poste ?