La France en 2025 avec Marine Le Pen

Publié le 18 Juillet 2014

La France en 2025 avec Marine Le Pen

Je dois dire que j’ai un peu rigolé lorsque les socialistes, cherchant désespérément une nouvelle idée « com », ont décidé de réfléchir sur le visage et l’état de la France en 2025. Tiens donc, ils y pensent ? Voilà qui est plutôt cocasse, ou plutôt accablant : il me semblait jusqu’alors qu’il était dans la nature de tout homme politique, digne de ce nom, de penser constamment à l’avenir du pays qu’il gouverne ou veut gouverner ; de penser systématiquement, dans chacune des décisions qu’il prend ou pourrait prendre, à l’avenir de nos enfants… Je pêchais encore par naïveté : chez les socialistes on ne pense à cela que le temps d’un « plan com », et il est vrai que le temps des hommes politiques « dignes de ce nom » est révolu depuis longtemps. 

 

Parce que l’effroi qui m’a pris a été trop grand lorsque j’ai imaginé ce que pourrait être encore la France aux mains des socialistes en 2025, ou de leurs cousins germains les droitistes UMPettes (c’est égal), je me suis abstenu de dresser encore une fois un tableau apocalyptique, conséquence inévitable des choix et des lâchetés quotidiennes de notre élite politicarde. Car après tout, me suis-je dit, pour dresser un tel portrait, rien ne sert de peindre le tableau du futur. Prendre une photo du présent suffit bien assez.

J’ai donc préféré un tout autre exercice, celui de penser la situation inverse. Et si, à la faveur d’une immense crise politique, l’élection présidentielle devait se rejouer et Marine Le Pen être élue dans le mois ? Et si, enfin, les choses et les circonstances souriaient à nouveau à la France ? Et si, par conséquent, les Français portaient ensuite à la tête du pays jusqu’en 2025 des hommes politiques patriotes (pas forcément du Front National, mais inspiré par le grand élan qu’aurait créé Marine) ? Du coup, quel serait alors le visage de la France dans ce futur proche ?

Succinctement bien entendu, voilà ce que j’en pense :

La France de 2025 ne serait plus le premier pays consommateur d’anxiolytiques déjà, car elle aurait retrouvée toute sa fierté. Fini la repentance, fini les manuels scolaires qui parlent de tout sauf de la France, fini les subventions aux associations qui passent leur temps à accuser les Français des pires avanies ou aux productions culturelles qui se glorifient d’insulter notre pays. A l’école, les enfants « apprendr[aient] le monde », comme disait Michelet, mais ils apprendraient aussi et d’abord « ce qu’il y a de meilleur en eux, à savoir la France. ».

L’insécurité serait tombée à niveau bien bas, elle serait devenue dérisoire et ce grâce à une politique à quatre niveaux : d’abord une rigoureuse éducation civique et morale qui serait revenue à l’école, ensuite une répression juste mais sans aucun laxisme envers les criminels et délinquants (vraies peines de prison, renvoi dans leurs pays des criminels étrangers, surveillance accrue et réinsertion guidée des sorties de détention), arrêt de l’immigration et surveillance des frontières pour empêcher la criminalité internationale, et enfin retour du sentiment de fraternité nationale, induit par l’impulsion du patriotisme, qui permet le civisme et le respect de l’autre. Ce serait donc une France où les filles pourraient sortir le soir sans avoir peur et les personnes âgées ne pas fermer leur porte sans se faire cambrioler.

Ce serait une France qui connaitrait à nouveau le plein-emploi, car une France libérée de la tutelle du monstre de la finance internationale, de la concurrence libre et non faussée et de l’étatisme lourd de ses impôts et de sa bureaucratie contraignante. Une France qui, grâce l’instauration d’un protectionnisme intelligent, grâce à la maîtrise de sa monnaie et des privilèges qu’elle aurait rendue à la Banque de France, serait parvenue à se réindustrialiser complètement. En 2025, elle serait même devenue un peu plus souple sur son protectionnisme car sa balance commerciale serait redevenue bénéficiaire, les produits français intéressant la Terre entière grâce à son savoir-faire. Elle serait devenue même le leader mondial dans bien des domaines comme l’économie-marine (dessalement de l’eau de mer, culture des algues, exploitation des ressources minérales dont regorge l’espace maritime français, construction navale etc.), l’aéronautique, l’éco-économie, la recherche et bien d’autres secteurs dans lesquels la France excelle. Grâce à la liberté retrouvée vis-à-vis du financement privée, l’Etat aurait ainsi pu investir des sommes considérables dès l’élection de Marine Le Pen en faveur de ces grands projets d’avenir qui, effectivement, commenceraient à porter leurs fruits considérables aux alentours des années 2025-2030.

Grâce à un Etat Stratège intelligent, c'est-à-dire à une politique monétaire favorable, des protections aux frontières quand il est nécessaire de protéger des industries et l’agriculture, et des investissements durables et ciblés dans des pans entiers de l’économie – grâce, aussi, à l’effacement du problème de la dette publique en vertu du retour de la croissance, de la monétisation d’une partie de la dette et de la fin des emprunts de l’Etat sur les marchés financiers (terminé les emprunts à 5, 6% d’intérêts, retour aux emprunts à la Banque de France à 0 ou 1%) – grâce, également, à un contrôle rigoureux des dépenses publiques et des économies faites sur les fraudes, le chômage, l’insécurité et l’immigration – les prélèvements obligatoires auraient enfin considérablement baissés dans la France de 2025. Tout serait fait pour pousser à l’initiative, à l’investissement et à l’entreprise. Dans cette France à nouveau fière d’elle-même et confiante vis-à-vis du futur, le goût de réussir aurait innervé à nouveau le pays.

Au niveau international, l’Union Européenne aurait disparu en 2025. Ce monstre bureaucratique soumis à la logique financière internationale aurait laissé place, sous la pression de tous les peuples européens guidés par la France, à une véritable Alliance Européenne, une grande confédération des Etats Européens qui collaboreraient régulièrement entre eux pour créer de grands projets européens, et qui s’entendraient pour constituer une zone géographique et de civilisation indépendante et solidaire, mais qui cette fois-ci respecterait les peuples et la souveraineté de chaque nation.

La France de 2025 aurait récupérée le rôle qui lui va le mieux : celui de la troisième voie, celui d’une voix singulière dans le monde. Elle concourrait à faire respecter la souveraineté de tous les Etats de la planète ainsi que la paix, et se serait attirée par là de nombreuses sympathies dont elle se servirait pour se développer et pour échanger. Souveraine et indépendante vis-à-vis de toutes les puissances qui, en 2013 encore, lui dictaient souvent les décisions qu’elle devait prendre, elle aurait réalisée de grands partenariats avec de grandes nations comme la Russie par exemple.

La démocratie en France se porterait aussi beaucoup mieux en 2025. Le peuple serait consulté par referendum sur toutes les grandes questions et les conditions du referendum d’initiative populaire auraient été facilitées. Une surveillance enfin sérieuse des hommes politiques – mais pas seulement ! des grands journalistes, des grands patrons – aurait enfin permis de combattre efficacement la trop grande consanguinité souvent corrompue de l’élite française. Les jeunes (qui seraient beaucoup plus nombreux grâce à une grande politique nataliste et d’aide aux familles !) seraient beaucoup mieux intégrés à la société grâce à l’établissement d’un grand service nationale de l’Orientation, et grâce à une école qui aurait redoré son blason en se concentrant sur son objectif essentiel : transmettre le savoir.

La France de 2025 serait une France dans laquelle le communautarisme aurait été éliminé, dans laquelle la laïcité serait respectée partout car la République aurait arrêté de reculer. Vivant une synthèse entre la Tradition, nécessaire à toutes nations, et la Modernité, elle aurait retrouvé ce qui faisait son charme d’antan : une culture forte, et, en son sein, un immense sentiment de liberté et d’intelligence.

Je suis obligé de m’interrompre. L’idée qu’une France redevienne la France dans un futur proche pourrait occuper un livre entier… Mais voilà, plutôt que de pleurer en pensant à la France de 2025 des socialistes et des UMPistes, à la France de la soumission, de la dépression, du laxisme, de la corruption et du néant, j’ai préféré penser à la France que nous pouvons construire, ensemble et dès maintenant, en portant un dirigeant politique au pouvoir qui aime véritablement ce pays et qui souhaite lui rendre ce qu’il mérite, ce qu’il peut avoir, à savoir sa grandeur. Alors voilà ! J’ai préféré penser à la France de 2025, celle, magnifique et puissante, qui aurait vu passer Marine Le Pen comme présidente de la République.

 

Ete 2013.

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